présentation

extrait de Hell (livre de Lolita Pille)

Je ne me suis pas encore présentée. Mes parents m'ont appelée Ella, et j'ai toujours haï ce prénom de petite fille sage et adulée que je ne suis pas. Pour mes amis, j'étais Elle, mais ça ne me plaisait pas non plus, m'appeler comme la fille qui passe dans la rue, ou un magazine féminin ou un super top-model, ou celle qui a fait la bêtise. Alors je me suis rebaptisée pour moi seule, et pour ceux qui comprendront. Je m'appelle Hell : je suis prédestinée. J'ai toujours aimé la souffrance. Je me complaisais à exacerber mes déceptions, mes réflexions amères ; la communication boiteuse avec mes parents, l'incompréhension des autres enfants dans l'ensemble cruels et limités et avec qui je ne pouvais donc prétendre à aucune connivence, mise à l'écart qui se prolongea jusqu'à la fin de l'adolescence quand j'ai compris qu'il valait mieux paraître en savoir moins que les autres et, à tout prendre, avoir l'air bête... c'est à peu près à ce moment là que je commençai à pressentir que la vie était absurde, ce qui me fut confirmé par de nombreuses lectures, que je touchai du doigt le mal-être, que la question "à quoi bon ?" revint de plus en plus souvent et me parut intolérable, les diverses corruptions de l'être humain en qui je voulais croire, le trou noir de l'avenir qui amènerait inéluctablement la mort, et le véritable trou noir, et d'autres réflexions du même ordre contre lesquelles je ne cherchais même pas à me débattre. [...] Par un paradoxe étrange, la contemplation de mes émotions m'avait mise à l'abri des souffrances que j'appellerai tangibles, parce qu'elles ont une origine définie, j'étais une machine à ressentir, pleurant quand je voulais pleurer, riant quand je voulais rire [...] J'avais 17 ans à ce moment-là, quand j'ai compris que la souffrance n'était pas qu'un moyen d'échapper à la platitude, d'accèder au sublime. [...] J'ignore tout de ce désespoir hurlant contre lequel je ne peux rien...



Prénom : élodie
Surnom : Hell
Age : 19 ans
présentation

# Posté le mercredi 08 avril 2009 09:40

Modifié le samedi 23 mai 2009 08:18

Au Lecteur (Baudelaire - Les fleurs du mal)

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers les ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos pieux destins,
C'est que notre âme, hélas ! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

Il en est un de plus laid, plus méchant, plus immonde !
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontier de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;

C'est l'Ennui ! - l'oeil chargé d'un pleur involontaire,
Il rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre indélicat,
- Hypocrite lecteur, - mon semblable, - mon frère !
Au Lecteur (Baudelaire - Les fleurs du mal)

# Posté le samedi 02 mai 2009 12:00

ma fascination n'a pas de faim

ma fascination n'a pas de faim

# Posté le lundi 27 avril 2009 19:01

Modifié le samedi 02 mai 2009 12:06

tokyo décadance

Alors hier, une soirée magnifique, un spectacle magnifique, un Sisen et sa musique à n'en pas quitter la piste, pas de problème, une soirée extra

pis le concert avant, c'était trop bien aussi, j'ai revu tous les amis de lycée, on a sympathisé avec un autre groupe (j'ai d'ailleurs passé la soirée avec le chanteur ^^) on est tous allés à la déca ensemble et c'était la meilleure soirée de ma vie (et je n'exagère pas)

l'avantage d'avoir un ami dont le petit ami fait les costumes des performers de la déca, c'est qu'on peut avoir de superbes photos ^^ j'en suis encore toute excitée...faut que j'aille réviser mon allemand -_-'
tokyo décadance

# Posté le dimanche 10 mai 2009 12:03